dimanche 17 mai 2015

Des Bonnes Pratiques de Fabrication !

Lorsqu’on se lance dans la cosmétique maison, des règles sont à respecter, notamment au niveau de l’hygiène, pour éviter au maximum une contamination bactérienne.
On insiste fortement sur ces points pour plusieurs raisons :

  • Nos conservateurs sont limités
  • On ne peut travailler dans des conditions de laboratoire.


Donc :

Je commence par désinfecter mon plan de travail.
Je nettoie, stérilise et/ou désinfecte mes outils.

Le nettoyage a pour but d’enlever tout les «  débris, saletés » présent sur notre matériel. 
On emploie un détergent, on rince.

La stérilisation a pour principe d’éliminer tous les microorganismes que l’on peut trouver sur un matériel. 

La désinfection n’élimine pas tous les germes, et elle est momentanée. 
Son niveau de «  sécurité » est inférieur à la stérilisation.

Cependant certains matériaux fragiles ne peuvent être stérilisés par les moyens dont nous disposons.

En bref :

Je nettoie mon matériel. Je stérilise ce qui est stérilisable, je désinfecte ce qui ne l’est pas.
J’utilise de suite.

Pour quelles raisons ?

Le but est de «  tenter » d’éradiquer un maximum les germes qui peuvent causer des soucis.
Il peut s’agir de bactéries.
Il peut aussi s’agir d’éradiquer les micro-organismes flottants dans notre environnement.
Des poussières (macroscopiques) des «  produits humains » type squames, gouttelettes de salives.. Ou par exemple des particules de linge.
Tous ces éléments constituent des facteurs de contamination qu’il faut prendre en compte.


Même si mon matériel est neuf, je le lave avant.

Pour stériliser mon matériel, j’ai plusieurs solutions :

  •         Les traitements thermiques
  •         Les traitements chimiques.

Il est compliqué à notre niveau d’avoir plus qu’un traitement thermique.
Soit par stérilisation au four, soit à l’eau, en faisant bouillir de l’eau pendant une vingtaine de minutes.
La stérilisation restant toujours limitée vu nos moyens, une désinfection ensuite n’est pas sans intérêt.
Pour désinfecter, j’utilise idéalement de l’alcool à 70°.

Le choix de mon matériel :

Je n’utilise que des matériaux lavables, non poreux. 
Je n’utilise jamais de bois en cosmétique.  
Ces outils ne doivent pas s’altérer dans le temps.
Donc je privilégie l’inox, le plastique...  
Ce que j’utilise en cosmétique est réservé à cet usage.
Mon plan de travail est idéalement lisse, lavable, désinfectable.

Je stocke mon matériel dans un espace dédié, idéalement à l’abri de la chaleur et de la lumière. Mes matières premières fragiles vont au frigo.

Durant la fabrication

Lorsque je fabrique, je porte à minima des gants ( mieux : blouse, charlotte, masque !).
Je garde à proximité ma bouteille d’alcool.
Avant la mise en contenant, je n’oublie pas de prendre les mêmes précautions que lors de la préparation de mon matériel (nettoyage, stérilisation/désinfection)


La fabrication

Je mets un conservateur à partir du moment ou :
  •         J’ai une phase aqueuse
  •     Mon produit peut être « contaminé » par de l’eau (par exemple les produits utilisés dans la douche.)

 Mon conservateur doit être adapté à mon produit (notamment à son pH)
(Bientôt un article sur les conservateurs)

Je prends conscience de l’importance de mesurer mon pH
(Si vous souhaitez en savoir plus sur le pH dirigez vous sur cet article du blog " Danser en petite culotte ")

Je ne change pas ma recette à la dernière minute.
Je ne mets pas mes ingrédients à «  l’arrache »  mais je « mesure » idéalement avec une bonne balance (voir cet article sur le matériel)

Avant la fabrication j’ai vérifié la fiabilité de ma recette.

Pour ma phase aqueuse j’utilise de l’eau déminéralisée.
En effet l’eau que l’on boit est bactériologiquement propre mais elle contient des substances indésirables (hypochlorites, électrolytes, microorganismes)

(Vous allez me dire "oui mais elle est vendue en bidon" : transvasez-la dans de petites bouteilles, où vous indiquez bien dessus de quoi il s’agit : Il ne faut surtout pas la boire !)

Déminéralisée, elle est dite «  chimiquement pure » : elle a été débarrassée des électrolytes (sels) dont le calcaire, mais elle n’est pas bactériologiquement propre.  
Donc, comme je ne peux la filtrer efficacement, je fais bouillir une vingtaine de minutes. C’est à priori le mieux que l’on puisse obtenir à notre niveau.

On n’insistera jamais assez sur l’importance des règles d’hygiène.
Tout comme une mauvaise conservation, des règles d’hygiène non respectées vont créer un risque (certain) de contamination par des bactéries, des champignons..
Pour exemple contamination à l’E. Coli, Salmonelle. (Pour citer ceux qui vous seront je pense les plus marquants.)




En espérant que cet article vous a aidé à y voir plus clair sur les précautions à prendre ! 

N'hésitez pas à me suivre sur ma page Facebook : Lilith Cosmétiques 

3 commentaires:

  1. Précieux rappel...merci, c est toujours utile de lire ce genre de recommandations même si on pense les suivre à la lettre ;-) LAURIS

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  2. Bonjour,
    Peut on stériliser le matériel avec une solution type Milton (utilisé pour les biberons des bébés notamment) ?
    Merci en tout cas pour cette mine d'informations !!!
    Lulu

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