Vers le végétalisme



Quand je suis devenue végétarienne, il était évident pour moi que c'était une étape vers le végétalisme.

J'ai voulu y aller progressivement pour plusieurs raisons :
* Me laisser le temps de faire ce cheminement
* Laisser le temps à mon entourage de se faire à l'idée.

Le truc, quand on est végétarien, c'est que les gens paniquent un peu lorsqu'il s'agit de nous faire à manger. Ils sont conditionnés par l'idée comme quoi un plat doit contenir de la viande, du poisson ou un équivalent.
Alors arriver en disant, hello je suis végétalienne...

Mon homme, lui a pris les devants et a dit partout que j'étais vegan. Ça simplifie.

Parallèlement à mon changement d'alimentation, j'étais attentive à d'autres points : 

* Les cosmétiques : j'acceptais encore des cosmétiques avec des produits de la ruche, ce que j'ai cessé de faire.
* Les vêtements : je n'ai pas fait le tri, parce que déjà, je n'ai pas grand chose, et que j'estime qu'une fois acheté, depuis des années en plus (chez moi, tout est utilisé jusqu'à être importable), c'est gâché de jeter ; le mal est fait, l'important est le refus de continuer à consommer.
Donc, j'ai gardé, tout en ne rachetant pas de produits avec des matières premières issues de l'exploitation animale.
Cuir, peau, laine, fourrure. Pour la plupart, c'est facile, j'évitais déjà certains depuis un moment.
Pour la laine, moins évident, il faut bien faire attention.
* Les chaussures : C'est relativement plus simple, car cela se développe de plus en plus, à des tarifs abordable. Là où il faut faire attention, c'est surtout que certaines colles sont réalisées à base de poissons. Moins cool.
* Pour les loisirs et le reste plus simple, j'ai trop de boulot !
* Quant à mon rapport aux animaux, j'ai toujours été du genre à sauver les escargots, les souris..
Mes chats sont rois à la maison, et je vis chez eux.



Bref, revenons-en à nos moutons, ou plutôt à nos vaches...(ahah)



Les produits laitiers 

J'ai très vite voulu arrêter les produits laitiers.
En effet, on oublie trop facilement que pour faire du lait, une vache doit avoir un bébé.
(vache, chèvre, jument, ânesse...)

Ce n'est pas genre "production en continu pour le plaisir de l'humain", non non.
Ni " la vache mange de l'herbe, elle fait du lait" (véridique)

Ce bébé, une fois là, il ne faudrait pas qu'il boive tout NOTRE lait. Donc, on le retire à sa maman.
Petit mâle, il grandira pour aller à l'abattoir, et petit femelle, elle deviendra une vache.. à lait.
Evidemment, maman vache, après quelques années de reproduction forcée, d'insémination artificielle, de grossesse à répétition sera bien trop vieille et plus rentable. On l'enverra donc à l'abattoir.
Et évidemment, si une année elle ne donne pas de bébé, on l'enverra aussi à l'abattoir. Il faudrait pas qu'on la nourrisse pour rien, non plus (parole d'éleveur).
Bref, "vache pleine" tu as gagné un an de vie. "Vache vide", ta vie ne tient qu'à un fil.
Au passage, non, naturellement, une vache ne fera pas bébé sur bébé, promis !




Donc forcément, consommer des produits laitiers, ça ne pouvait plus aller.

Pour le lait, ça a été bien plus simple que je ne le pensais. Pourtant, j'en buvais tous les matins dans mon café. J'ai simplement cessé d'en acheter, et je suis revenue au café noir.
Mon petit plaisir est le lait d'amande au chocolat. Je compte m'offrir une machine pour faire mes propres laits végétaux, histoire d'avoir plus de 2/3% d'amandes dedans...

Le beurre a été remplacé par des beurres végétaux. Attention, c'est quand même la galère, entre les arômes de lait, le beurre, babeurre, machin chose et chouette, j'ai passé pas mal de temps à retourner les pots dans le rayon.

La crème, elle a vu arriver les crèmes végétales : soja, avoine, amande, coco...
J'adapte selon le plat. Je crois que la plus passe partout reste l'avoine.
La soja peut être plus ou moins épaisse selon les choix.

Plus compliqué, le fromage.
Le problème du fromage, en plus d'être un produit laitier et qu'il contient de la presure.
J'ai éliminé progressivement les fromages. Pour en arriver à 3 : parmesan, gruyère et mozzarelle.
(Attention à la présence de présure ; selon les marques, elle est remplacée)
Et ensuite les supprimer. Je suis passée aux "simili".

Je n'ai jamais été une grand consommatrice de yaourts. Si j'en mange 1 par semaine, c'est énorme.
Du coup, c'est un peu le truc qui est arrivé en dernier. D'autant plus que j'achetais des yaourts au lait de soja, et qu'ils étaient tous mangés par mon homme.
Je teste encore pour trouver des yaourts aux laits végétaux qui me plaisent vraiment. En attendant, je m'en passe.

Le cas des oeufs

Concernant les oeufs, c'est plus "compliqué".
Vivant à la campagne, je n'achète pas mes oeufs.
Mes oeufs venaient à la base de poules heureuses, qui viennent chercher des caresses et arrivent en courant quand elles me voient.
Puis, pour des raisons personnelles, j'ai continué les caresses, mais cessé de prendre les oeufs de ces poules là.
Du coup, les oeufs sont venus d'amis qui avaient eux même des poules. Mais l'idée était la même.



Finalement, deux questions subsistaient :
* C'est quoi, un oeuf ?
* Est-ce que la poule a besoin de son oeuf ? Que fait la poule, si je ne ramasse pas cet oeuf ?

Ce qui est assez "marrant" est que quand j'ai voulu répondre à cette question, et que j'ai commencé les recherches, j'ai trouvé que des références à l'oeuf en tant qu'aliment. Wikipédia donnait même la définition suivante : " L’œuf est un produit agricole animal utilisé comme aliment ou servant d'ingrédient dans la composition de nombreux plats dans la plupart des cultures du monde."

J'ai trouvé finalement cette définition : "L'oeuf est un corps organique élaboré dans le corps de femelles dites ovipares. Il est constitué d'une coquille qui renferme le blanc, ou albumine, et le jaune, ou vitellus"

Ok on avance, mais encore ? 

Le Larousse donne la définition suivante Cellule vivante, environnée de réserves alimentaires et d'enveloppes protectrices, et qui, après formation dans le corps d'une femelle, ponte et fécondation (l'ordre de ces trois phénomènes variant selon le groupe), donnera un jeune de la même espèce.

Bon aller on va le dire : l'oeuf de poule, c'est plus ou moins un ovocyte. J'explique : la gamète femelle, ovule est fécondée (ou non) par la gamète mâle (spermatozoide) c'est donc un zygote. Ceux que l'on consomme sont généralement non fécondés, donc... 

Une poule va pondre pour "emplir" son nid. Une fois plein, elle se contentera de couver.
Donc, un oeuf retiré va être remplacé.
La poule va donc pondre, encore et encore. Ce qui est fatiguant pour elle. 
Une poule sauvage va pondre en moyenne 60 oeufs par an. 
Nous sommes loin de l'oeuf journalier des poules d'élevage. 
Du coup, en venant ramasser chaque jour nos petits oeufs, nous qui croyons ne pas faire de mal, en fait, nous perturbons le cycle reproductif naturel de la poule, son équilibre, et donc sommes responsables d'une forme de souffrance, puisque nous la fatiguons inutilement (d'autant plus pour des oeufs non fécondés en l'absence de coq). 

Parfois, la poule va consommer son oeuf. On nous dira : "je l'enlève sinon elle le mange!". 
Si la poule mange son oeuf, c'est qu'elle en a besoin, qu'elle comble un manque. 
En général, c'est surtout la coquille qu'elles vont consommer, car elles ont une carence, souvent en calcium (coquille) ou protéines (dans le jaune cette fois)
D'autre fois, l'oeuf aura été cassé par accident et comme une poule, ça mange un peu tout..

Autre problème : de nombreux produits préparés contiennent des oeufs. Il faut donc faire attention à tout.


Mon végétalisme

En fait, mon souci principal n'a pas tellement été de changer d'alimentation.
Nous mangeons mieux. Plus équilibré. Et je me sens mieux, en accord avec mes principes, et ça, c'est juste du positif, pour moi !
J'ai rééquilibré, mangé autrement, pris des simili, et je suis retournée à des basiques : légumes, légumineuses, céréales...

Je trouve que ce diagramme est très intéressant pour donner une idée de l'alimentation végétalienne.


Vegan Pratique 
Mon souci principal a plus été les gens.
Mais pourquoi ?
Autant le végétarisme est passé assez facilement, autant je sens que le végétalisme passe moins bien, par manque de compréhension.
Même mon médecin est passé en mode " mais c'est dangereux" et ce malgré une prise de sang nickel...
J'appréhende certaines sorties, beaucoup plus qu'avant.
Mon homme a un peu plus de mal, parce que parfois il croit bien faire en revenant avec des aliments et ne pense pas qu'ils peuvent contenir des produits laitiers..
Par exemple, un mélange poivrons/aubergines avec de la crème... Ou le chocolat.

De plus les gens se disent " oh mon dieu " mais je vais faire quoi ; alors qu'au final, il est très facile d'éviter les produits d'origine animal.




Il n'y a pas à aller chercher bien loin ! 
Et puis, si j'étais allergique, vous feriez quoi ?

A bientôt, 
Charlie 




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