Ma vie d'entrepreneure - Expérience & Théorie : Choisir son statut.



Quand on se lance dans le monde de l'entreprenariat, une des premières questions qui se pose est : 

Quel type d'entreprise vais-je créer ?

Et, sincèrement, c'est très souvent un vrai casse tête.



J'ai globalement tendance à conseiller dans de nombreux cas de démarrer par une micro-entreprise parce que cela simplifie grandement les choses.

C'est donc ce dont on va parler aujourd'hui ! 

Globalement, vous avez une entreprise à votre nom propre : vous êtes un entrepreneur individuel. 
Vous avez un chiffre d'affaire maximum variable selon votre (vos) activités. 
Vous avez une immatriculation auprès de la chambre qui vous représente : CMA pour les artisans, CCI pour les commerçants, Urssaf pour les professionnels libéraux... 


Vous devez choisir entre : 

Le régime classique d'imposition avec déclaration annuelle aux impôts au titre des BIC et BNC (enfin là, ça va être une autre histoire avec le prélèvement à la source, j'y reviendrai) 
Le versement libératoire, c'est à dire que mensuellement ou trimestriellement, vous déclarez un chiffre d'affaire et versez un pourcentage de celui-ci : cela correspond à la fois aux impôts et aux charges sociales. Celui-ci cependant n'est accessibles qu'à certaines conditions de revenus.

Pour en revenir à la réforme : à partir de cette année, 2019 donc, l'impôt sera prélevé sous forme d'acompte, calculé sur le montant de bénéfice forfaitaire, sauf pour ceux qui ont préféré le versement libératoire. 

Notez que vous déclarez votre chiffre d'affaire, et non pas votre bénéfice. 
Vous ne déduisez pas vos charges. 

Sur ce même chiffre d'affaires sont calculées vos charges sociales (RSI) c'est à dire : assurance maladie-maternité, vieillesse, retraite complémentaire, CRDS-CSG... 
Il s'agit d'un pourcentage, variable selon si vous disposez de l'Accre ou non. 
C'est l'Accre qui peut rendre intéressant le choix de ce statut pour les 3 premières années. 



Mais, ce n'est pas encore fini.

Là, ce dont nous avons parlé c'est du régime classique d'imposition pour la micro-entreprise. 

Autre possibilité, l'option pour le régime réel d'imposition, où on a : 
Le régime réel simplifié qui permet de déclarer le bénéfice et non plus le chiffre d'affaire. 
C'est une obligation à partir d'un certain chiffre d'affaire mais aussi une option qui peut être demandée. 
Le régime réel normal qui a plus d'obligations comptables que pour le simplifié. 

Notez qu'un.e micro-entrepreneur.e n'est pas assujetti.e à la TVA... sauf s'iel opte pour le régime réel. 

Iel paie la cotisation foncière des entreprises sauf exception, et est exonéré.e pour la première année. 

Ok, et là vous vous dites, mais elle raconte quoi, c'est quoi ce souk ? Oui bon, je sais, c'est pas très clair dit comme ça n'est-ce pas ?

En fait notez qu'en tant que micro-entreprise vous êtes globalement soumis.e à : 
* L'impôt sur le revenu : c'est un pourcentage de votre chiffre d'affaire en régime classique, que vous déclarez aux impôts, comme votre revenu, mais dans une autre case. En régime réel, c'est un impôt sur le bénéfice. 
* Les charges sociales : c'est ce qui est versé au RSI. Vous le déclarez et réglez trimestriellement. 
Si vous disposez de l'Accre, le pourcentage est bas au début et augmente progressivement sur les 3 premières années. 
* La CFE qui est la cotisation foncière des entreprises.  
* Eventuellement la TVA si vous avez fait le choix d'y être assujetti.e

Donc comment choisir ? 




Faites un prévisionnel : quel est votre chiffre d'affaire potentiel ? À partir de là, calculez les charges et impôts selon les différents régimes.
Consultez un comptable. Sachez que vous pouvez en création d'entreprise rencontrer gratuitement un comptable pour conseil. Renseignez-vous pour voir ceux qui le pratiquent. 
Si vous le pouvez, faites-vous suivre par des associations ou autres. 

Personnellement, j'ai commencé avec un statut d'auto-entrepreneur, pour plusieurs raisons : 
* Le risque est plus faible
* C'est la création qui coûte le moins cher 
* C'est la création la plus simple
* Une simple déclaration suffit pour la fermer
* Elle permet de tester son entreprise à moindre coûts et risques. 
* Pas d'obligation d'avoir un comptable et plus grande liberté (on ne fait pas n'importe quoi cependant attention !)
* Elle permet l'Accre sur les 11 premiers mois.

Evidemment, c'est du cas par cas.
A ce jour, par exemple, j'ai trop de charges pour que mon entreprise ait un intérêt à rester en micro, j'ai donc décidé de changer de statut.
Je reviendrai sur ce changement et sur le choix des autres possibilités parce que sincèrement, ça a été encore une fois.. un casse tête ! 


Si vous avez opté pour ce régime, n'hésitez pas à partager votre expérience ! 
A très vite, 

Charlie 



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